dimanche, mai 01, 2005

Temps mort

Je ne suis sûr que d'une chose, il n'y aura pas de journaux aujourd'hui... 1er mai.
Comme décidé avec Pierre Louis Rozynès et notre avocat Mathieu Boissavy, je suis allé remettre hier soir à Bruno Gaccio, à son domicile, l'ensemble du dossier "d'espionnage" dont il a été la victime en 2002.
Il avait eu connaissance de quelques pièce éparses, lorsque je lui avais donné le livre de Martinet, il y a une dizaine de jours, mais recevoir l'ensemble doit faire un drôle d'effet. Pas sûr qu'il ait passé une nuit formidable...
Ce sera donc bientôt à la justice d'agir.
Demain devrait être une incroyable journée.

samedi, avril 30, 2005

Chaud bouillant.

Oh la la. Nous sommes dépassés par ce qui se passe. le Parisien, le JDD - un samedi !!!! - , le Monde... Il semble bien que les révélations de Pierre Martinet sur la sécurité à Canal Plus soient d'une portée supérieure à ce que nous imaginions. Lorsque l'on découvre en effet que des policiers de haut niveau transmettent des relevés d'appels téléphoniques à d'anciens collègues à eux, en charge de la sécurité dans une chaîne de télévision, on peut se poser des questions sur l'état de l'institution policière ou de certains de ses membres. Quant à Canal Plus, la chaîne reste sur une prudente réserve. A suivre...

Veillée "d'arme"

6H40. Pas encore de presse ou plutôt de kiosque ouvert. J'ai le sentiment que nous allons vers un séisme médiatique avec le retour - attendu ce soir - de Bruno Gaccio. Sans parler de ce que devraient sortir Le Parisien et le Monde... Drôle d'impression. Sans parler de tout ce qui va encore sortir sur notre ex agent d'ici à la semaine prochaine. Il faut cependant rester calme car c'est une bataille qui s'engage et les coups vont pleuvoir. Pas d'optimisme béat ou de certitudes. Le plus facile est derrière nous...

Une nuit courte.

Minuit et quelques. Je rentre comme toute l'équipe de Privé de l'enregistrement d'On ne peut pas plaire à tout le monde, exceptionnellement en différé pour cause de 1er mai. Ne loupez pas Pierre Martinet dimanche soir... Dès ce matin, d'après nos informations, la presse écrite prend le relais suite aux révélations concernant la sécurité de Canal plus de l'ex de la DGSE. Un premier article du Monde a sonné le tocsin hier après midi. Mais on nous promet encore mieux tout à l'heure... Encore quelques heures à patienter.

vendredi, avril 29, 2005

Une belle journée.

Un peu de baume au coeur.
Le livre de Guillaume Dasquié "Al Q'aida vaincra" faisait hier l'ouverture monde du Financial Times !
C'est énorme pour un petit éditeur comme Privé, et ça console des frilosités de la presse parisienne.
Hier soir sur France 2, comme nous l'annonçions en janvier, et comme Guy Benhamou le prévoit, Lionel est revenu. Youpi. C'était aussi triste que d'habitude. Attendons le sondage qui prétendra nous signifier le poids du retraité dans la campagne. Il est déjà dans les tuyaux.
Je ne parle pas de Pierre Martinet, notre ex de la DGSE, car le meilleur est à venir...
Bon, j'y retourne.

jeudi, avril 28, 2005

Teasing

D'un commun accord avec l'équipe du Grand Journal, je me suis tenu à l'écart de l'émission cette semaine. Vu les révélations de Pierre Martinet sur la sécurité de la chaîne, dont Privé publie le livre, je me vois mal présenter une revue de presse dans l'émission de Michel Denisot ! Pour le reste, gros engouement médiatique et polémiques annoncées. la journée devrait être drôle...

mercredi, avril 27, 2005

On fait mal meme si on fait bien...

Et voilà, c'est reparti. La valse des médias, le téléphone qui brûle et les journalistes qui s'emballent. Deux livres qui sortent jeudi chez Privé et qui excitent toutes les convoitises : Guillaume Dasquié ("Al Qaida vaincra") et Pierre Martinet (Un agent sort de l'ombre"). Je ne suis pas là pour faire la retape de notre travail éditorial, je vous renvoie donc à vos supports de presse respectifs. Juste un goût amer ce matin sur la petite phrase - gratuite - lue dans Libération à mon sujet : "(l'éditeur de l'ouvrage est Guy Birenbaum, pourfendeur de complots autoproclamé)".
En gros, le livre que nous sortons est visiblement très bien, mais c'est nous, alors bon voilà finalement, c'est pas si bien... Rien à faire contre ça juste serrer les dents et...sourire en regrettant que l'énorme travail collectif effectué sur chaque livre par une petite mais solide équipe soit mis en cause par une phrase personnalisant la personne d'un éditeur. Alors oui c'est ma faute parce que je fais beaucoup d'autres choses, que l'on me voit à la télé, que l'on m'entend à la radio et que l'on me lit parfois.
Mais c'est injuste d'abord pour l'auteur du livre, ensuite pour tous les gens qui travaillent chez Privé et notamment pour mon ami et associé Pierre Louis Rozynès. Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous ? Disons que c'est juste lassant.

Eu la chance de voir hier soir un premier montage du film que Karl Zéro consacre à Jacques Chirac.
Un pur bijou. Mais nous en reparlerons...

lundi, avril 25, 2005

Ma très grande faute.

Et voilà, je me suis planté. Bon je vais essayer de vous expliquer. Au sortir de la difficile émission de télévision entre le Président de la République et des jeunes (14 avril), je lis "Le Monde" daté du 16 avril. J'y découvre une information qui me semble étonnante sous la plume de l'excellente Béatrice Gurrey : l'une des jeunes femmes présentes lors de l'émission se présente alors à elle, au sortir du plateau de TF1, comme la petite fille du sénateur Henri Belcour, (plus proche ami de Jacques Chirac, décédé). Je m'interroge donc sur ce drôle de hasard sans vérifier davantage l'information, tant - à tort - je fais confiance au "Monde" que je cite précisément ici : "Je connais Chirac, mon grand-père était le sénateur Henri Belcour".
Je consacre donc une brève à cette troublante coïncidence dans VSD et nous l'évoquons au micro de Pascal Clark sur RTL. Patatras Le Monde publie en date du 25 avril ce rectificatif : "Dans l'article sur les jeunes ayant interrogé Jacques Chirac, lors de l'émission de TF1 du 14 avril nous avons cité de façon erronée les propos d'une des jeunes filles du panel sélectionné par TNS-Sofres. Il fallait lire : 'Mon grand-père était le voisin du sénateur Henri Belcour (RPR)' et non 'était le sénateur Henri Belcour'". Le voisin donc pas le sénateur lui-même...
Et voilà comment on se vautre lamentablement quand on ne vérifie pas soi-même une information. On ne m'y reprendra plus à faire confiance aux quotidiens dits de référence et à leurs grandes plumes.
Leçon n°1 : ne pas croire ce qui est écrit dans les journaux...même dans la page politique du "Monde".
Toutes mes excuses à TNS sofres que j'ai donc soupçonné un temps d'avoir un peu arrangé le plateau pour le Président.

dimanche, avril 24, 2005

Au secours Lionel revient ! Et vive la presse Française !

Il y a quelques semaines nous publiions chez Privé "Au secours Lionel revient !", livre signé monsieur X, un haut dignitaire du PS, resté à ce jour secret ; sauf pour un journaliste, qui l'a rencontré chez moi et a attesté publiquement de son existence dans un très bon papier de son journal, l'Express, Christophe Barbier.

Que de sarcasmes endurés et de procès d'intention : "X n'existe pas", "l'auteur est l'éditeur !", etc.
Bref un coup éditorial sans lendemain pour lancer une maison d'édition prête à tout pour se faire connaître...

Et puis, ce matin, dans la fraîcheur normande je suis parti acheter la presse, comme chaque jour.
La une d'Aujourd'hui/Le Parisien : "Cette fois, Jospin revient". Une double page dans laquelle Dominique de Montvalon réexplique ce que X a démontré il y a deux mois.
Il y a quelques jours (jeudi dernier, le 21 avril !!!) l'Obs titrait carrément : "Au secours, Lionel revient !" sous la plume du journaliste politique François Bazin.

François Bazin, le même qui nous assassinait à la sortie du pamphlet...
Aujourd'hui/Le Parisien dont certains journalistes politiques décrédibilisaient le livre à sa sortie...

Et bien voilà, X avait raison et nous avec lui.
Mais trop tôt pour la presse...

Alors, puisqu'il ne faut pas avoir raison trop vite dans ce pays, lisez donc "Le pacte" de Guy Benhamou, sorti lui jeudi dernier, et vous allez comprendre la suite de l'histoire...avant que les journaux ne vous en parlent...dans 2 ou 3 mois !

Novateur : Duhamel interviewe Jospin jeudi.

Et voilà . Hier comme prévu Lionel Jospin est revenu...pour la vingtième fois ou trentième fois depuis 2002. Jeudi prochain, il parle pour la premiére fois à  la télévision. Il y sera interviewé par Alain Duhamel. Alain Duhamel, le co-auteur de son livre de campagne électorale en 2002 ("Le temps de répondre", Stock). On ne change pas une équipe qui perd ! A l'époque Duhamel avait été privé de campagne électorale par sa chaîne. Aujourd'hui tout a changé : nous ne sommes pas en période d'élection (sic), Jospin est à la retraite (double sic) et ils ne sont plus en contact aussi étroit qu'à l'époque (triple sic).
Allez, continuez messieurs et le non va dépasser 60%...dans les sondages.
Pour ce qui concerne le vrai résultat du référendum, j'invite cependant les impatients à se souvenir des imperfections de nos sondages et de leur valeur prédictive fluctuante. Ainsi, puisque nous en sommes à Alain Duhamel, je vous propose de lire ou relire ces quelques lignes d'un article signé par notre plus prestigieux journaliste politique. Cet article, intitulé « Les deux campagnes », a été publié dans Le Point daté du 19 avril 2002 :
« L'élection a pris l'allure du match retour inévitable de 1995. Le premier tour devient totalement dédramatisé [...]. La France demeure donc cet étrange pays [...] où l'extrême droite peut se hisser à 15 % des intentions de vote [...]. La véritable campagne présidentielle commencera ainsi le soir du 21 avril. [...] durant deux petites semaines, deux hommes que les Français connaissent à fond – qualités et défauts, vertus et limites, succès et échecs – devront se départager. [Il s'agira] d'opter entre deux versions de la société d'aujourd'hui et de choisir entre les deux personnages qui les incarnent, le libéral-social descendant du gaullisme et le social-démocrate formé par le mitterrandisme. L'un et l'autre auront vraisemblablement obtenu un score modeste au premier tour [...]. »
No comment. Et bonne interview.